Partenaires

Suivez nous sûr ...

Le Twitter de la Rédac'

D'autres infos, d'autre sujets ...

 Le 108 rue de bourgogne Orléans Infos.fr - Premier site d'informations reconnu accessible par le handicap visuel Blog Orleans : L'actualité locale vue par les citoyens de l'agglomération orléanaiseCulturZ - magazine mensuel de la création artistique en région Centre
Vous êtes ici: Accueil Focus Kinkan shonen - Plongez dans un rêve

Imprimer

Kinkan shonen - Plongez dans un rêve

Publié par Laëtitia

Vendredi 22 et Samedi 23 janvier, la troupe japonaise Sankai Juku, sous la direction du metteur en scène et chorégraphe Ushio Amagatsu s'est installée à la Scène Nationale d'Orléans pour présenter son spectacle, Kinkan Shonen. Bien évidement un fonky reporteur était présent pour couvrir l'évènement.

 



kinkan1C'est une salle Barrault pleine à craquer qui a accueillit vendredi dernier la troupe Sankai Juku. Cette compagnie, fondée en 1975 par Ushio Amagatsu, permit l’adhésion d’un large public occidental aux énigmes du butô, “danse des corps obscurs”. Ce style implique le plus souvent une imagerie grotesque, des sujets tabous, des environnements extrêmes ou absurdes et est traditionnellement joué avec le corps peint en blanc et des mouvements lents hyper contrôlés. Kinkan Shonen, ou Graine de Cumquat, qui fut crée en 1978 avant d'être revue en 2005, ne déroge pas à cette règle, des silhouettes poudrées de blanc pour nous transporter dans un autre monde.

 



Pour être franche, n'étant pas une fervente adepte de la danse contemporaine, ce n'est pas sans une certaine appréhension que je me suis rendue à la salle Barrault, vendredi soir. Pourtant, aussitôt les lumière éteintes, mon regard fut littéralement capturé par cette silhouette sur la scène. Plus un son, pas l'ombre d'une musique, juste ce danseur qui nous faisait face. Un silence qui se fait doucement oppressant, vous entrainant de force dans un monde que vous ne connaissez pas. Votre regard est kinkan2incapable de se détacher de cet homme, vous en oublieriez presque de respirer pour ne pas rompre le charme. Et puis lentement, un bruit lointain vous parvient, des avions, et les sirènes d'alarme se mettent a résonner dans la salle. D'abord douces, puis plus pressantes, avant de se faire hurlantes et agressives au point que vous ne pouvez vous empêcher de trembler. C'est à ce moment que vous comprenez que vous êtes totalement absorber par le spectacle qui se déroule sous vos yeux.

 



A partir de ce moment, sept tableaux vont s'enchainer avec pour seul point commun votre incapacité à en détourner le regard. Les silences se succèdent comme pour mieux faire ressortir une musique qui vous prend aux tripes. Parfois il s'agit simplement d'une succession de sons tels que des cigales, le bruissement des feuilles, des sonorités qui vous transportent ailleurs. Quelques fois la musique est joyeuse, festive contrastant avec la douleur et la détresse d'un autre tableau. Pourtant on se perd pas, on est juste transporté d'un rêve à un autre.

 


kinkan3Chaque tableau a son propre thème, sa propre ambiance. Ainsi on est pas surpris de voir apparaitre un duo entre un danseur et un paon, une véritable fusion avec l'animal qui vous fait retenir votre souffle comme pour ne pas les déranger dans ce moment d'intensité. Une autre fois, l'homme se fait poisson, se fondant avec le décor. Et enfin, comme ultime tableau, le danseur se met à défier la gravité elle même. Suspendu par les pieds, le corps blanc entame une danse lente et envoutante au rythme de la musique. Un moment d'une grande poésie qui finit de vous couper du monde réel, vous laissant engourdie, comme sortant d'un songe dans lequel vous n'aviez pas prévu de plonger.



Nous tenons à remercier l'équipe de la Scène Nationale pour son accueil.

Voter
(0 votes)
Partager
AddThis Social Bookmark Button
Favoris
Ajouter aux favoris
Retourner en haut de page

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir